Paysages Calmontois

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Les 39 illustrations qui composent l’ouvrage, Yves SAGET les a mises en image, utilisant la technique de l’aquarelle sur papier.

Il est des paysages comme certains visages de femmes : on ne se lasse pas de les regarder !

Paysages d’Aveyron. Je les ai découverts au cours de plusieurs séjours, neuf, me semble-t-il, entre 1975 et 1984, d’une durée de quinze jours ou trois semaines passés dans le même gîte rural.

Je garde un formidable souvenir de ces escapades pédestres solitaires et campagnardes. La ferme se trouve à une vingtaine de kilomètres du chef – lieu de département, Rodez, dans la région du Ségala. A partir de Rodez, il faut d’abord passer par un gros bourg, La Primaube, et suivre le long du stade la route de Magrin. Lorsque l’on longe le plateau, le paysage défile, avec ses arbres tordus par le vent. Ce n’est pas un hasard si un lieu – dit traversé porte le nom de Zéphir. Il faut ensuite descendre sur la gauche, en direction de Majoulet : le gîte se situe à mi – pente, vers le village du Plôt. Quelques maisons et quelques fermes forment le hameau de Bel-Soleil, de la commune de Calmont…

J’ai eu beaucoup de plaisir à peindre à l’aquarelle ces paysages verdoyants de campagne agricole, ces prairies et ces champs coupés par des haies aux grands arbres biscornus

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Description

PAYSAGES CALMONTOIS

INTRODUCTION

 

Il est des paysages comme certains visages de femmes. On ne se lasse pas de les regarder !

 

Paysages calmontois d’Aveyron. Je les ai découverts au cours de plusieurs séjours, Neuf, me semble-t-il, entre 1975 et 1984, d’une durée de quinze jours ou trois semaines passés dans le même gîte rural. Celui de monsieur et madame Bonnefils. Accueil chaleureux durant huit, neuf ans, les enfants ont le temps de grandir. Notre première fille a six mois, la première année, elle sera bientôt accompagnée par sa sœur Marion. Et sept ans plus tard par leur frère.

Et la chienne, Noisette, qui m’emboîtait le pas dans mes promenades matinales.  J’allais par les petites routes, à pieds, m’arrêtant pour prendre des croquis des paysages, à la fraîche. Une certaine année, elle ne voulut plus suivre. Assise sur son postérieur au milieu de la route. Fatiguée ! Noisette était enceinte. Et elle mit bas trois chiots au retour d’Aveyron. Dans la caravane à Montpellier. A la surprise générale.

Un excellent souvenir.

Je garde un formidable souvenir de ces escapades pédestres solitaires et campagnardes. La ferme des Bonnefils se trouve à une vingtaine de kilomètres du chef lieu de département. Rodez, dans la région du Ségala. A partir de Rodez, il faut d’abord passer par un gros bourg, La Primaube, et suivre le long du stade la route de Magrin. Lorsque l’on longe le plateau, le paysage défile, avec ses arbres tordus par le vent. Ce n’est pas un hasard si un lieu – dit traversé porte le nom de Zéphir ! Un peu plus loin, la ferme d’un ami de notre propriétaire qui porte le nom « des quatre vents ». Il faut ensuite descendre sur la gauche, en direction de Majoulet. Le gîte se situe à mi- pente. Quelques maisons et quelques fermes forment le hameau de Bel-Soleil, de la commune de Calmont.

Une série d’aquarelles.

J’ai eu beaucoup de plaisir à peindre à l’aquarelle ces paysages verdoyants de campagne agricole. Des prairies et des champs coupés par des haies aux grands arbres biscornus. De retour, vers huit heures du matin, j’installais sous le tilleul mon matériel pour peindre une ou deux heures avant le lever des enfants et d’Annick. Nous étions accompagnés par un beau – frère, sa femme leurs deux enfants. Nous étions donc huit en tout. Quand tout le monde était à pied d’œuvre, il était temps de ranger ma peinture. Jusqu’au soir où il m’arrivait de reprendre les pinceaux.

Ce qui est certain, c’est que je me suis retrouvé, la dernière année, avec une trentaine d’aquarelles terminées au bout d’une semaine. Et l’idée germa. Et si j’exposais là, sur place, à Bel Soleil, dans la grange des Bonnefils ?

L’idée de l’expo germe.

Alors, je soumis cette idée aux propriétaires qui de suite y adhérèrent. On envisagea d’installer des bottes de paille dans le pré en face de la ferme. Puis monsieur Bonnefis pensa à la grange qui jouxte le corps de ferme. Car il lui suffirait de ranger comme il se doit les bottes de paille rondes pour servir de support aux tableaux.  Le fermier voisin fut mis à contribution pour déplacer des bottes de paille avec son tracteur équipé d’un élévateur. On dut cependant appeler les pompiers à cause d’un nid. Car des guêpes étaient nichées au creux de la paille.

Exposer, oui, mais quoi ? Dès le début du séjour, j’avais trouvé un lien pour fixer les paysages : il s’agissait de repérer les calvaires présents très nombreux, à chaque carrefour de deux chemins, et de les peindre en montrant le paysage qui s’étend derrière le champ de vision. Comme j’avais eu l’occasion de le constater quelques années auparavant en encadrant des centres de vacances en Bretagne : une pléthore de croix et calvaires dans la campagne du pays Bigoudin, vers Lesconil, Plobannalec ou Loctudy, dans les Côtes d’Armor.

Les calvaires m’attiraient : pourquoi ces croix plus ou moins imposantes, en pierre ou en métal, aux abords des fermes, aux confins des chemins ? Construites par quelle volonté et pourquoi ? Et sur quel lieu ?

Les calvaires.

Si je prends la peine d’ouvrir le dictionnaire au mot « Calvaire », je note que « l’origine latine est calvarium, de calva, crâne : c’est le nom de la colline située au nord – ouest de Jérusalem et au sommet de laquelle Jésus-Christ subit le supplice de la croix, en araméen Golgotha ». Par extension, le calvaire est « la colline sur laquelle on a planté des croix pour figurer le vrai Calvaire, et où l’on établit des chapelles et des stations rappelant les scènes de la Passion. ».

Ce sont encore « les croix érigées sur une plate-forme et souvent accompagnée de groupes sculptés. ». Au sens figuré, ce sont les « longues souffrances morales : la fin de sa vie fut un calvaire. ». Les congrégations religieuses bénédictines réformées, les filles du Calvaire, « s’établirent à Poitiers en 1617 par Antoinette d’Orléans et le Père Joseph ». Il existe également des « religieuses augustines de Notre- Dame du Calvaire, congrégation enseignante fondée à Gramat en 1833 par le chanoine P.Bonhomme et des Dames du Calvaire, œuvre de veuves laïques, sans vœux religieux, fondée en 1842 à Lyon, et qui s’occupe des malades incurables.

L’idée était née, et je ciblai mes promenades pour aller peindre ces « paysages calvaires calmontois ». Champs, collines et vallons, arbres tordus, corps de ferme, je fixai mon attention sur ce type de paysage.

Les paysages calmontois.

 

Une autre idée se superposa à celle des paysages – calvaires : je découvris le charmant petit village de Calmont, en contrebas dans une vallée, et le panorama permettait une formidable vision sur un ancien château du seizième siècle dont il ne restait que la tour. J’eus l’occasion de la prendre en photo, nous allions à pied au-delà du village, à cinq kilomètres, Annick et moi, Christian et Nicole, et les quatre enfants dans une ferme auberge qui proposait des goûters gourmands à base de salade et de canard. Les enfants faisant la course au,retour afin d’assister à Fort Boyard. Annick dut cependant  porter le petit dernier qui dormait, assis sur ses épaules… Au retour, je peignis deux aquarelles de la Tour de Calmont.

 

Et la Tour de Calmont.

Au bout de deux semaines de promenades à pied, en solitaire le matin, accompagnant la famille les après- midi, avec la petite chienne Noisette le plus souvent, j’eus suffisamment d’aquarelles à présenter : trente- six. Il me fallut encore la volonté de les encadrer : je filai un matin faire les magasins de bricolage pour trouver des sous-verre : je pus encadrer correctement chaque tableau dans différents formats. Cette fois-ci, après deux jours d’efforts, l’exposition était prête.

Se posait encore le problème de l’information. Aidé de mes propriétaires qui me fournirent leur coordonnée, je pus rencontrer trois journalistes afin qu’il puisse relayer « événement ». J’eus la chance d’être écouté et entendu et les trois journaux locaux firent paraître respectivement un  article.

Les affichettes.

J’eus l’idée encore de fabriquer des affichettes que je disposai, avec l’aide des enfants enchantés de rendre des services, il leur arrivait d’interpeller les quelques automobilistes qu’ils rencontraient sur ces chemins vicinaux, jusqu’à La Primaube, et à Rodez même, où j’eus l’autorisation de placer quelques affiches dans certains magasins.

Le matin du grand jour arriva : le mercredi 10 août 1994, j’installai , avec l’aide des propriétaires du gîte, et des enfants, mes trente-six aquarelles sur les bottes de pailles de monsieur Bonnefils. Cela créa un peu d’animation dans cette campagne retirée, et j’eus la chance de voir les fermiers voisins venir visiter l’exposition, et réserver quelques tableaux.

Le jour de l’exposition.

En particulier, la « Tour de Calmont ! ». Deux visiteuses voulaient la même. Que faire ? Alors, je réservai l’œuvre à la première cliente qui s’était présentée, et je promis à la seconde un choix. Elle repasserait samedi matin, jour de notre départ, afin de choisir une tour ! Nous étions la veille, et je dus tenir ma promesse. C’est pourquoi je me mis à peindre des tours et des tours, jusque tard dans la nuit. Une trentaine au total, afin que la cliente ait le choix.  Heureusement, la dame trouva une « tour de Calmont » à son goût.  Je n’avais pas travaillé pour rien toute la nuit (presque) !

Ainsi, j’ai décidé de présenter dans cet ouvrage toutes les « tours de Calmont » afin que l’on se fasse une opinion sur l’intérêt de peindre des séries. J’avais vécu déjà cette expérience avec « le Moulin de Verzenay » et « Le soleil, la ligne d’horizon, la fleur ». Je les ai alternées avec d’autres paysages pour éviter la monotonie du sujet.

Je souhaite au lecteur autant de plaisir à regarder ces aquarelles que j’eus de plaisir à les réaliser et à les montrer au public durant cette exposition pour le moins originale, en plein air, dans une ferme aveyronnaise, sur des bottes de paille.

 

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Calmont_(Aveyron)

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