Le Moulin de Verzenay

19,00

Deuxième exposition qui suivit celle de « Peindre et Dire Mailly », le moulin de Verzenay a pris naissance en1992, après que les toiles sur Mailly furent achevées.

 

Durant ces deux années à peindre Mailly, j’avais déjà réalisé deux toiles sur ce thème. Alors, l’esprit libéré, à la recherche d’un nouveau thème à peindre, je me mis dans l’idée de faire une série sue ce monument : il serait bien d’aller exposer les moulins… pourquoi pas dans les salons d’honneur du Moulin, du moins à Verzenay.

 

Et je me mis au travail, achetai les toiles et le papier, ainsi que des cadres financés par les ventes de l’exposition précédente, et qui faciliterait grandement le travail de mise en forme de l’exposition en bout de course. Il me fallait, je ne sais pourquoi, peindre soixante tableaux ! Pourquoi soixante ? Rien ne me prédestinait à m’obliger à produire autant, et ma femme me fit la remarque même, un jour, que ça devenait pathologique, de peindre tant de moulins !

 

Mais ce qui me plaisait, justement, c’était cette notion de séries. Après plusieurs mois de travail, j’aurais été capable de peindre le moulin les yeux fermés ! Ce qui m’intéressa au plus au point, ce fut l’utilisation des différents supports et une recherche sur les dimensions, utilisant un maximum de formats différents.

Cette exposition fut présentée au public les 12 et 13 décembre 2002 dans une salle de la mairie, et jusqu’au 7 février dans les locaux de la bibliothèque municipale de Verzenay

Un voyage en 60 tableaux de l’un des plus jolis sites de la Montagne de Reims, au cœur  du vignoble Champenois, pour le plaisir du spectateur

Description

http://www.verzenay.net/lemoulindeverzen/index.html

 

LE MOULIN DE VERZENAY

 

INTRODUCTION

 

Deuxième exposition qui suivit celle de « Peindre et Dire Mailly ». Le projet de peindre le Moulin de Verzenay a pris naissance en 1992, après que les toiles sur Mailly furent achevés. Exalté par le succès de cette première expérience, j’eus dans la foulée envie d’ouverture vers un autre univers. Et le thème s’imposa de lui- même. Le moulin de Verzenay. Depuis l’enfance, je le regardais. Depuis la fenêtre des chambres du premier étage de la maison familiale. Et je savais inconsciemment qu’un jour, je le peindrai !

Durant ces deux années à préparer l’exposition sur Mailly, j’avais déjà réalisé deux moulins. Alors, l’esprit libéré, à la recherche d’un nouveau thème à peindre, je me mis dans l’idée de faire une série sur ce monument. Il serait bien d’aller exposer les moulins… pourquoi pas dans les salons d’honneur du Moulin, du moins à Verzenay.

Le roman Les poèmes en tête.

J’avais aussi évoqué ce lieu, magique depuis mon enfance, dans mon roman Les poèmes en tête

:« Heureusement que je peux me ressourcer à Mailly en y faisant des promenades à pieds dans les chemins de vignes, peut-être jusqu’aux Bois Renauts : je passerai par le chemin des Poules derrière le terrain de football, rattraperait le chemin des Robeaux et celui des Corettes, et de là il n’y a pas si loin pour atteindre le Moulin de Verzenay.

S’il fait beau, la vue sera splendide. Je verrai dans le trou, à mes pieds, le village de Verzenay et de l’autre côté la plaine. Les vignes poussent bien en ce moment. J’apercevrai les Villiers et les Coutures, plus loin encore les Godats, les Croyats qui dominent la route de Sillery. Le parc du Château de Romon, je le verrai serpenter sur deux ou trois kilomètres, et plus loin encore presque à l’horizon je distinguerai Puisieulx, Sillery et, parfois, les prémices de Reims à une douzaine de kilomètres à vol d’oiseau. »

 

 Extrait des Poèmes en tête

« …Je fis de nouveau cette promenade au début de l’automne, à pieds, pour retrouver les sensations de l’enfance : le moulin a toujours été un lieu de prédilection pour les gamins de Mailly. Les ballades à vélo, les courses mêmes, se terminaient le plus souvent sur le parking, au pied du moulin. C’était encore le départ d’autres jeux dans d’autres endroits. Et les jeunes se retrouvaient, se fixaient des rendez- vous, parfois avec les jeunes du village voisin, Verzenay, qui fréquentaient le même collège, à Verzy. Occasion de rencontres amicales, parfois tendues !

Accompagné de ma petite chienne Noisette, je pris quelques photos dès mon arrivée sur le site, deux ou trois points de vue différents, plus ou moins éloignés du moulin et de la maison qui le jouxtait. Comme toujours, je restais subjugué par la beauté du paysage, et je fis le tour du moulin pour retrouver les beautés des paysages. Ces trois photos me servirent de modèle pour peindre en atelier après mon retour dans les Ardennes.

L’historique du moulin.

Alors je pris encore des renseignements sur le moulin. Ce dernier appartenait à une grosse maison de Champagne. Elle l’avait fait construire  au cours du 19ème siècle. Et le moulin avait servi d’observatoire aux allemands, avec le phare de Verzy, durant la seconde guerre mondiale. La maison attenante était habitée par un ouvrier que tout le monde, au village, appelait « moulin », qui travailla avec mon père lorsqu’il intégra l’équipe, et qui servait de gardien. Mon rêve était, depuis l’enfance, de pouvoir un jour pénétrer à l’intérieur du moulin ! Cela ne se fit jamais !… »

Cependant je pus aussi récupérer quelques articles de presse, et une photo aérienne de publicité qui me servit pour un quatrième point de vue.Et je me mis au travail. J’achetai les toiles et le papier, ainsi que des cadres financés par les ventes de l’exposition précédente. Et cela avait facilité grandement le travail de mise en forme de l’exposition en bout de course. Il me fallait, je ne sais pourquoi, peindre soixante tableaux ! Pourquoi soixante ? Rien ne me prédestinait à m’obliger à produire autant. Et ma femme me fit la remarque même, un jour, que ça devenait pathologique, de peindre tant de moulins !

La notion de série.

Mais ce qui me plaisait, justement, c’était cette notion de séries. Après plusieurs mois de travail, j’aurais été capable de peindre le moulin les yeux fermés ! Ce qui m’intéressa au plus au point, ce fut l’utilisation des différents supports et une recherche sur les dimensions, utilisant un maximum de formats différents.

Alors, ce fut l’occasion aussi de découvrir d’autres médiums. Je pus me procurer de la peinture acrylique en plus de mes tubes à l’huile. Et je fis des essais de peinture au couteau. Et l’aquarelle s’imposa également. Je me mis à acheter des livres de techniques de ces médiums, m’obligeant ainsi, tout en continuant mon projet, de faire de l’auto- formation.

Vers l’abstraction.

Je fis maints essais de couleurs, allai de plus en plus vers l’abstraction. Les premiers moulins se voulaient ressemblants, les derniers pouvaient choquer par le choix des couleurs, le ciel vert, les vignes rouges… J’eus ainsi l’occasion de mettre en pratique les lectures faites pendants mes moments de repos de peinture.

Et les tableaux se firent au rythme de plusieurs par semaine. Alors je terminai cette exposition en fin d’année 1992. Après six mois de travail environ, j’obtins une soixantaine de toiles et aquarelles ( une dizaine par mois, soit deux à trois œuvres chaque semaine !).

L’exposition.

Encore me restait- il à mettre en place l’exposition elle – même. Ainsi je pris un premier contact avec le chef vigneron qui dirigeait les vignes sur Mailly. Il posa la question  de la possibilité d’exposer au Moulin. Il me répondit quelques jours plus tard que les locaux ne permettent pas une telle manifestation à l’intérieur du Moulin, ni dans les salons de la maison d’en face ! J’en fus contrit, mais pas désespéré, et je trouvai une solution de repli. Puisque l’exposition ne pouvait se faire au moulin, au moins je me devais de la présenter au village de Verzenay.

Les contacts se firent par téléphone avec le maire de la commune qui se proposa de me prêter pour un week-end une salle proche de la mairie. Et nous décidâmes de la date des 12 au 13 décembre 1992. Durant le petit vernissage que je mis en place, la bibliothécaire se proposa ensuite de prendre dans ses locaux l’exposition qui put ainsi se tenir du 13 décembre 1992 au 7 février 1993, à la Bibliothèque municipale de Verzenay.

La presse.

La presse locale fut présente, et l’exposition connut un petit succès d’estime durant ces quelques semaines à la bibliothèque de Verzenay.

Je remercie vivement le maire de la commune de Verzenay, pour sa gentillesse et sa compréhension, sans qui l’exposition n’aurait pas eu lieu. Je remercie aussi   le personnel de la bibliothèque municipale qui proposa un prolongement favorable à l’exposition dans ses locaux.

 

https://wp.me/p9SL1V-P

 

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