Les poèmes inédits

11,00

J’ai voulu rassembler dans ce recueil tous les poèmes encore inédits, ainsi que les aphorismes qui n’avaient jamais été proposés au public dans les précédents ouvrages, et que je compte bien, un jour ou l’autre, présenter avec des illustrations originales.
Certains textes sont antérieurs au premier recueil Introspections, d’autres sont la suite logique d‘Angoisses et Rencontres, de Qu’en dire ? Ou encore de Divagations qui suivirent :

La fleur incarnation
En mon cœur
Me transit d’émotion
Et je pleure.

Le fruit renouvelé
En ma vie
Semble tant me blesser
Que je fuis.

Cafard et introspections, lumières et impressions, joies des fêtes ou complainte du paysan, du courage, idéal ou illusions, autant de sentiments qui, de l’enfance à la vieillesse, posent les interrogations, essence même d’un poète, pour peindre et dire, et étudier : c’était écrit…

De la même veine thématique, dans un style proche des œuvres précédentes, que les lecteurs fidèles reconnaîtront.

Description

REFLEXIONS

Entité :
Mon corps afflue comme dans mon âme
Dans le bois
Et je ne pense pas que je serai encore
Aujourd’hui comme hier.

Désagréments :
Les seuls faits de l’humanité
Sont des désagréments
Imberbes.

Volupté :
Les voluptés
Rendent aveugle dans les faubourgs
De la cuistrerie.

Amour :
Néant
Ressuscité dans un verre de franche
Carnavalisme.

Boire :
Volutes de fumée
Impartiales
remplies d’un sentiment merveilleux
De folles humeurs joyeuses.

Eros :
Boire
A la somme des féminités
Eternelles.

TRAITRISE

Ame bien née dans le chaos du monde
Seras-tu pour longtemps
Continuellement
Le traître gueux qui fait de vous une ombre ?

Homme bien né sur cette terre impie
Seras-tu si souvent
Et entièrement
La cause du malheur de notre vie ?

Imbécile bien né dans ce vide
Seras-tu cent sept ans
Et si sauvagement
Et toujours, de nous tuer, avide ?

Bourgeois bien né dans la merde jolie
Seras-tu pour mille ans
Et lamentablement
Orgueilleux et pervers dans ta folie ?

Ame meurtrie sur cette sphère pétrie
Pourras-tu résister
Au bourgeois très bien né
Qui poursuit sa tâche et détruit notre vie ?

Et mon âme tuée et défunte
Ne peut pas exister
Et pour l’éternité
Sera enfermée dans cette contrainte !

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Les poèmes inédits”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *