Mon vieux Rimbaud

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Voyage dans l’œuvre d’Arthur Rimbaud, en un peu plus d’une centaine de vers, à travers les titres de ses pièces poétiques, sorte d’hommage de Yves Saget au Grand Poète : 

« Je t’ai connu, mon Vieux Rimbaud

T’avais seize ans, j’en avais treize

Quand je t’ai lu !

J’ai ressenti tes poésies

Notice et sensations de Forgeron

Et ton soleil

Et la chair de ton Ophélie :

Je l’ai aimée, mon vieux Rimbaud,

Dans sa folie ! »

Neuf autres poèmes qui rappellent l’errance, l’alcool, les peines et les larmes, le doute, les démons de l’écriture. Et puis l’Amour, la maladie, pour finir par l’Oeil du Grand Visionnaire.

 Hommage aussi aux quatre artistes « qui ont trouvé quelque intérêt à l’illustration de ma poésie », à Marie- Annick Saget Butori pour ses sables colorés qui illustrent le poème Mon vieux Rimbaud, à Claude Laporte pour ses trois dessins à l’encre de Chine, à Brigitte Maire pour trois de ses monotypes à la gouache noire, et à Emmanuel Mourlet pour  trois de ses transferts d’image au trichloréthylène.

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Description

Mon vieux Rimbaud

Je t’ai connu, mon vieux Rimbaud,
T’avais seize ans, j’en avais treize
Quand je t’ai lu !

J’ai ressenti tes poésies
Notice et sensations de Forgeron
Et ton soleil
Et la chair de ton Ophélie :
Je l’ai aimée, mon vieux Rimbaud,
Dans sa folie !

J’y suis allé, à ton bal des Pendus
J’y ai rencontré le châtiment de ton Tartufe
Et ta Vénus Anadyomène :
Oh ! quelle soirée, mon vieux Rimbaud,
A ta première soirée,
Les réparties de ta Nina,
Et ta musique, tes effarés,
Oh ! Les morts de quatre-vingt douze !

Et puis j’ai rêvé ton roman
Ton mal, tes rages de César,
Mon vieux Rimbaud j’ai rêvé tout l’hiver
Le dormeur de ton val !

J’ai aussi mis les pieds
Dans ton cabaret vert ;

Ai vu à la Maline
L’éclatante victoire de Sarrebruck !

J’ai refermé dans ton buffet,
Et ta bohème et tes assis,
Tête de faune,
Et tes douaniers à l’oraison du soir :
Puis j’ai rongé ton cœur volé,
Et ton chant de guerre parisien !

Et tes petites amoureuses,
Tes poètes de sept ans,
Je les ai amenés,
Tes pauvres à l’église,
A l’orgie parisienne,
Et chez Jeanne-Marie :
Tes sœurs de charité,
Tes chercheuses de poux,
Tes premières communions,
Tes justes restaient droits !

Je t’ai aimé, Mon vieux Rimbaud,
T’avais seize ans, j’en avais douze,
Quand j’ai trouvé dans tes poèmes,
Les fêtes et la patience,
Tes barrières de mai,
Et la chanson, de la plus haute tour,
L’éternité, ton âge d’or
Ton jeune ménage à Bruxelles :
Est-elle aimée ?
La Fête de ta faim
Ton loup criait sous les feuilles !

Entendais-tu comme un brame,
Tes saisons, tes châteaux ?
Qu’est-ce pour nous, mon cœur ?
Honte pour un vieux rimbaldien !

Ta saison en enfer,
Notice
Jadis, si je me souviens bien,
Mon vieux Rimbaud,
Ton mauvais sang, ta nuit d’enfer,
Et tes délires de vierge folle !
Alchimie de ton verbe,
Impossibles éclairs,
Et ton matin, adieu !

Notice, tes illuminations,
Après toi le déluge,
Enfance, mon vieux Rimbaud,
Ton conte et ta parade,
Ton antique being beauteous,
Tes cris et ton départ,
La royauté et la raison,
Et une matinée d’ivresse :
Je les ai vus,
Mon vieux Rimbaud,
Je les ai vus !

Marines matinées d’ivresse,
Métropolitain mouvement,
Mystique nocturne et vulgaire,
Et ornières d’ouvriers !

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