Peindre et dire Mailly-Champagne

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Peindre et Dire Mailly-Champagne

 

Tout a commencé un certain début d’hiver 1989. Je revins d’un magasin avec une boite de gouaches, et une pochette de papier à dessin. J’avais envie de peindre ! Depuis quelques mois cette idée me tenaillait, je n’avais aucune disposition, aucune formation, que ma motivation.

Je m’essayai quelques fois à la gouache, avec des résultats peu probants : je ne savais pas dessiner, je ne savais pas peindre, mes compétences se limitaient aux cours de dessin du collège dans mon adolescence ! Je voulus persévérer.

Et l’idée vint à mon esprit, très vite, en retrouvant quelques photos dans l’album familial : et si je peignais mon village natal, Mailly – Champagne, au cœur du vignoble champenois ?

Toute l’année 1991 fut consacrée au projet : Durant mes loisirs, dès le retour du collège, je m’exilais pour poser un dessin, finir un encollage ou un apprêt. Il m’arriva de peindre une toile en un week-end ! Dès le début 1992, je pris contact avec le maire de Mailly – Champagne, et le directeur de la coopérative Mailly – Grand Cru. Je leur présentai mon projet d’exposer une soixantaine de tableaux du village à Mailly. Je fus écouté, entendu, et nous convînmes d’une exposition pour l’été dans le salon d’honneur de la coopérative

L’exposition « Peindre et Dire Mailly » a été présentée au public dans la Marne et dans les Ardennes dans trois lieux différents durant l’année 1992 :
– du 23 au 31 mars à Charleville- Mézières, au point central du Crédit agricole (08)
– du 5 juillet au 31 août dans les salons de la coopérative Mailly Grand Cru (51)
– du 15 au 20 septembre à l’Espace Rencontre EDF de Charleville- Mézières (08).

Un voyage en 61 tableaux au cœur d’un village du vignoble Champenois, pour le plaisir du spectateur

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Description

https://www.mailly-champagne.fr/

Peindre et Dire Mailly

Introduction

Tout a commencé un certain début d’hiver 1989. Je revins d’un magasin avec une boite de gouaches, et une pochette de papier à dessin. J’avais envie de peindre ! Depuis quelques mois cette idée me tenaillait, je n’avais aucune disposition, aucune formation, que ma motivation.

Je m’essayai quelques fois à la gouache, avec des résultats peu probants : je ne savais pas dessiner. Je ne savais pas peindre, mes compétences se limitaient aux cours de dessin du collège dans mon adolescence ! Il me fallait persévérer.

Naissance du projet.

Et l’idée vint à mon esprit, très vite, en retrouvant quelques photos dans l’album familial. Et si je peignais mon village natal, Mailly- Champagne, au cœur du vignoble champenois ?

Lorsque je me rendis chez ma mère, avec Marie- Annick, ma femme et mes deux enfants (Hélène avait quatre ans et Marion tout juste un an), nous habitions à Charleville- Mézières, dans les Ardennes, à plus de cent kilomètres du village. C’est pourquoi nous nous y rendions une fois par mois environ. Je demandai à ma mère si elle ne possédait pas par hasard des photographies de Mailly- Champagne. Elle me laissa regarder dans les nombreux albums, et dans les diapositives qu’elle possédait. Des portraits de famille, le plus souvent faits à l’occasion des repas et fêtes de familles, mariages, baptêmes, communions.

Mais aussi des photos de fêtes du village. Et en particulier les décorations des rues à l’occasion des festivals de musique des cantons de Verzy et de Rilly-La-Montagne, dans la Marne. J’avais joué de la trompette durant de nombreuses années au sein de la société de trompette « La Renaissance » de Mailly-Champagne. Depuis que j’étais gamin, à cinq ou six ans. Et je ne l’ai quitté que par la trop grande distance due au travail et à la mutation dans les Ardennes. Je fus enthousiasmé par ces photos qui me firent remonter de joyeux souvenirs.

En fouillant dans d’autres pochettes de photos plus anciennes, je découvris le travail de la vigne, les vendanges, le travail de la cave. J’eus encore la chance de trouver de vieilles photos des pressoirs de la coopérative « La société de producteur » du temps ou mon père travaillait au creusement des caves. J’avais donc là une centaine de photos, et ma matière première pour le peintre du dimanche que j’étais.

Rencontre d’un photographe.

Cela ne me suffit pas. Ma mère me conseilla de rencontrer l’instituteur du village. C’était le secrétaire de mairie e,t photographe émérite,le correspondant du journal l’Union. Il me procura quelques clichés, et surtout me fit connaître un conseiller municipal féru de photo noir et blanc. Une mine, pour les vieilles maisons, les rues, les gens au travail. Je complétai ma collection par des prises de vue personnelles. Deux ou trois fois je profitai de ma présence à Mailly pour arpenter les chemins de vignes. Je pris des panoramas de différents points de vue de Mailly, si possible dans des endroits élevés. Afin d’avoir une vision élargie des vignes, et du village. Cette fois, j’étais servi. Je pus démarrer un travail en atelier.

Quel atelier ? Rien, que ma boite de gouaches et mon papier Canson au format A4, et c’était tout ! Je me mis donc à peindre au salon, devant la télévision, trois ou quatre gouaches de petit format . Audace de décalquer les formes des photos sur le Canson. Il fallait  lutter contre mon manque de compétences en dessin par tous les moyens ! Et ça a marché. Je pus peindre quatre tableaux à la gouache, avec des résultats qui me convinrent, et que j’estimai suffisants pour me motiver à continuer.

Au coeur du projet.

Les jours et les semaines s’écoulèrent, et l’envie de peindre était toujours là, bien présente, comme vissée au sein de mes entrailles. J’avais eu déjà quelques conseils de ma collègue, professeur d’arts plastiques avec laquelle nous avions publié un recueil de poème qu’elle avait illustré, « Angoisses et rencontres » en 1989. De ce fait elle me donna les ingrédients minimums pour travailler la peinture à l’huile. Ma collègue me montra comment fabriquer le liant. Ainsi l fallait le faire en mélangeant un tiers d’essence de térébenthine, un tiers de huile de lin, et un tiers de siccatif de Courtrai.

Et surtout elle m’indiqua la manière de fabriquer des supports pas très chers. Il me faudrait utiliser la partie granuleuse de l’Isorel, qu’il suffirait de préparer avec une peinture acrylique blanche. Alors je serais prêt pour la grande aventure de la peinture à l’huile ! Je filai quelques jours plus tard dans un magasin de bricolage, achetai l’Isorel en plaque et le blanc cassé en pot de cinq kilos. Et surtout je fis l’achat de mon premier coffret de 12 tubes à l’huile. Ainsi que de mes premiers pinceaux artistiques.

Les livres de technique.

Je trouvai encore en librairie mon premier livre technique .« Comment peindre à l’huile ». Dans lequel je trouvai les dimensions spécifiques des toiles pour les formats paysages, portraits et marines. Cette fois j’y étais, j’allais enfin pouvoir peindre de « vrais » tableaux !

Cependant l’enthousiasme retomba très vite lorsqu’il fallut passer à l’acte ! Toujours ces incapacités à poser des dessins ressemblants… Je pris le problème à bras le corps et trouvai plusieurs solutions. La première fut la mise au carreau que je pus utiliser dans des toiles au dessin peu complexe. La seconde, moins traditionnelle, fut l’utilisation du pantographe, un appareil que mon frère cadet me prêta, et que j’aimai à utiliser. J’eus l’idée de la troisième méthode. Je décalquai, à partir de la photo, les formes essentielles, sur un papier transparent, et j’utilisai alors un rétroprojecteur celui du collège où je travaillais, entre midi et deux heures et avec lequel je posai facilement les dessins sur de plus grands formats. Je pus encore utiliser directement un appareil diapositive, que me prêta ma mère, lorsque je voulut reproduire des diapositives directement sur la surface à peindre.

Un viseur à paysage.

Pour les vacances, j’eus l’idée de construire un cache transparent sur lequel je fis figurer quelques lignes horizontales, quelques lignes verticales, et les diagonales. Ainsi je pouvais me permettre de cadrer un paysage naturel, pour y trouver les points de fuites, les dimensions, les directions des lignes à reproduire sur mon support.

Le temps passa, et je préparai dans mon atelier. C’était une chambre d’ami dans la maison, au premier étage, qui s’étoffa en matériel, peinture, Isorel. Et puis j’eus l’envie de peindre enfin sur toile. J’achetais régulièrement des livres de techniques dans lesquels j’eus tout loisir de me former à l’apprentissage des toiles tendues. Il me fallait fabriqueri les châssis, tendre les toiles. Puis j’appris à poser l’encollage, l’apprêt.  Achat des toiles de lin auprès d’un collègue professeur d’arts plastiques et peintre. Je commençai par de petits formats, et au fur et à mesure que j’avançais dans le travail, j’eus tendance à vouloir peindre sur des formats de plus en plus grands.

Toute l’année 1991 fut consacrée au projet. Durant mes loisirs, dès le retour du collège, je m’exilais pour poser un dessin, finir un encollage ou un apprêt. Il m’arriva de peindre une toile en un week-end ! Dès le début 1992, je pris contact avec le maire de Mailly-Champagne, et le directeur de la coopérative Mailly-Grand Cru. Je leur présentai mon projet d’exposer une soixantaine de tableaux du village à Mailly. Je fus écouté, entendu, et nous convînmes d’une exposition pour l’été dans le salon d’honneur de la coopérative.

L’encadrement des tableaux.

Restait le problème de l’encadrement : là, j’eus la chance d’en parler à un collègue de travail, Jean-Paul Bouxin, professeur de physique, mais qui possédait chez lui un atelier complet de menuiserie, et même des planches de bois qui feraient parfaitement l’affaire. Nous travaillâmes plusieurs dimanches d’affilé, et Jean-Paul réussit à me tirer plus d’une centaine de mètres de baguettes à encadrer. J’appris ensuite, toujours en auto- formation, l’art et la manière d’encadrer des tableaux : je m’équipai en matériel spécifique, une scie avec support pour couper des angles droits, des presses pour l’encollage des baguettes. Je passai aussi du temps à la décoration des baguettes, je choisis quelques couleurs de lasure, et je m’essayai à la dorure à froid.

Je ne fus au bout de mes peines de ce travail fastidieux qu’après plus de six mois d’efforts renouvelés chaque moment du temps libre. Se posa encore les difficultés du stockage. Je venais d’achever soixante douze tableaux, je les encadrai tous, je fabriquai des pochettes de protection avec du plastique à bulle. Chaque tableau était repéré par un nom sur la pochette.

Ouf ! Début juillet, je pus faire le dernier voyage pour transporter les dernières œuvres dans une remorque prêtée par une collègue d’Annick, et toutes les toiles furent stockées chez ma mère.

L’ensemble de trompettes des Ardennes

Autre chance, celle d’avoir connu Philippe, trompettiste, professeur à l’Ecole nationale de Musique et de Danse de Charleville – Mézières, avec lequel j’avais sympathisé en jouant du bugle à l’harmonie municipale. Il avait créé avec ses élèves l’Ensemble de trompettes des Ardennes : tous premiers prix en instrument ! Il accepta, avec ses partenaires de venir faire gracieusement un concert pour le vernissage de l’exposition. Ce fut formidable : un véritable événement pour le village. Une centaine de personnes pour le vernissage, pour le concert. Un vin d’honneur offert par la société de producteur Mailly Grand Cru !La presse suivit, et annonça tout l’été l’exposition. Ce fut un succès, et qui me permit de me lancer, de me faire connaître en tant que peintre.

Les expositions Peindre et Dire Mailly-Champagne.

L’exposition « Peindre et dire Mailly » a été présentée au public dans la Marne et dans les Ardennes dans trois lieux différents durant l’année 1992 :
-d’abord, du 23 au 31 mars à Charleville- Mézières, au point central du Crédit agricole (08)
-Ensuite, du 5 juillet au 31 août dans les salons de la coopérative Mailly Grand Cru (51)
– Enfin. du 15 au 20 septembre à l’Espace Rencontre EDF de Charleville- Mézières (08).
J’ai souhaité joindre les articles de presse, et le riche livre d’or, avec des touristes étrangers qui ont visité l’exposition durant les mois de juillet et août 1992.

J’ai organisé le livre en trois grandes parties : La première présente la situation géographique et le site du village. Le lecteur y trouvera des évocations du train disparu après la guerre, le CBR, des vues d’ensemble prises des vignes, des rues et des principaux bâtiments du village, la mairie, la salle des fête, la coopérative, l’église.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La seconde partie évoque la fanfare, et les festivals de musique et leurs extraordinaires décors qui mobilisèrent plusieurs jours toute la population.

 

La troisième partie traite du vignoble, de ses activités : taille, vendanges, pressoirs, caves : Mailly- Champagne, classée cent pour cent sur l’échelle des crus, est ancrée largement au cœur du vignoble champenois, et l’essentiel de la population vit au rythme des travaux des vignes et des caves.

Je souhaite au lecteur une visite agréable dans Mailly – Champagne, aussi charmante que celle que je fais et continuerai à effectuer, au pays où j’ai ma famille, et mes racines, au moins une fois l’an, du fait de mon éloignement !

 

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