Personnages-Rubans

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Personnages-Rubans

Les illustrations qui composent l’ouvrage, Personnages-rubans, Yves SAGET les a mises en image en utilisant la technique de l’aquarelle sur papier

Le R, si je le décline en homophones, je trouve l’ère, « époque fixe d’où l’on commence à compter les années », « époque où s’établit un nouvel ordre des choses ». Ainsi mes personnages – rubans sont dans l’ère du temps, du temps qui passe, mais parfois ils sont hors du temps… Je trouve aussi l’aire, la « surface de terrain », l’aire de jeu, le « nid des oiseaux de proies ». C’est encore le « domaine où s’étend l’action de quelqu’un ». Mes personnages – rubans auront-ils une aire d’influence ? Le troisième homophone est l’air, « fluide gazeux qui forme l’atmosphère », le « vent léger » riche en locutions de la vie quotidienne :
– En l’air, en haut, au-dessus de la tête
– Le grand air, l’air que l’on respire au dehors
– Prendre l’air, aller se promener
– Paroles, promesses en l’air, sans réalité
– Tête en l’air, personnes étourdies

L’air, c’est aussi « la manière, la façon, l’expression des traits », un air triste, « une ressemblance », un air de famille Là encore, quelques expressions sont caractéristiques de la vie sociale :
– Avoir l’air, paraître
– Sans en avoir l’air, en dépit des apparences
– Prendre de grands airs, des manières hautaines
L’air, c’est enfin la « suite de notes composant un chant ».Riche de cette polysémie, mes personnages – rubans se veulent dans la société, et y expriment certaines sensations, certains sentiments que l’on trouve dans ces locutions consacrées par l’expression populaire. Certains errent dans un espace –lieu et dans un temps – temps bien marqués, d’autres, au contraire, évoluent hors de lieu et de manière intemporelle.

Le lecteur trouvera dans ce recueil d‘aquarelles un panorama complet de mon travail. Que chacun y trouve son plaisir : figuratifs ou abstraits, en portraits en pied ou en décor, que ces personnages – rubans ne laissent personne indifférents, c’est mon plus grand souhait de peintre.

Description

 

 

 

Personnages – Rubans

Aquarelles oniriques

 Introduction

Les illustrations qui composent l’ouvrage, les Personnages-rubans, Yves Saget les a mises en image en utilisant la technique de l’aquarelle sur papier.

 

Ainsi, mon épisode des personnages-rubans a suivi quatre ou cinq périodes que j’ai consacrées à développer des thèmes ciblés pour des expositions bien particulières.

d’abord,

  • 1992 : Peindre et Dire Mailly, présenté au village de la Marne (51)
  • 1993 : Le Moulin de Verzenay, présenté au village (51)
  • 1993 : Exposition au village de Sillery (51)
  • 1994 : Un soleil, une ligne d’horizon, une fleur, présenté à Charleville-Mézières (08)
  • 1994 : Paysages- Calvaires Calmontois présenté en Aveyron (12).
Les volutes et les rubans.

J’ai commencé ensuite  à dessiner des volutes et rubans au fusain en me documentant. J’ai trouvé dans L’art et sa Méthode une fiche, Geste n°6, qui préconisait le fusain, « instrument de dessin qui offre les mêmes qualités plastiques que la peinture : production de taches, de volumes, de matières. La malléabilité de sa texture se prête facilement à toutes manipulations. Sa présentation en un seul bâton permet de réunir les avantages de la peinture et de tous les pinceaux. Pénétrant le support pour en faire ressortir le grain, il accepte aussi les repentirs. Son approche large et simple traduit rapidement un geste énergique ou sensible, lui conférant une grande qualité d’expression. ».

Dessiner les yeux fermés.

J’ai eu encore envie de libérer le geste et l’esprit. Les yeux fermés, le dessinateur fait glisser dans des gestes amples et déliés un morceau de fusain. Plus ou moins long, sur la tranche, plus ou moins dur et friable, sur une feuille de papier à grains pour aquarelles. Le tracé surgit, librement.  Une figure apparaît, en partie due au hasard du geste. Une enfilade de nœuds et de rubans emmêlés, formant de véritables personnages. L’artiste a tout loisir d’interpréter  à sa guise les formes et les contours obtenus. Il peut enjoliver, ajouter, effacer. Tout n’est pas strict, figé. Au contraire la créativité s’épanouie. Le personnage se peaufine, la mise en couleurs fera le reste.

Or,il n’y a pas si longtemps, l’apprentissage de l’écriture s’accompagnait de la maîtrise de la plume. Les enfants que nous étions devaient produire d’entières pages d’écriture en pleins et déliés, en évitant les…pâtés, Nous étions au cœur de la calligraphie, chinoise par excellence, mais qui a produit aussi bon nombre d’œuvres d’art. le fusain permet de retrouver ces pleins et déliés si l’on prend soin d’appuyer à certains moments du geste, et de relâcher la pression à d’autres moments.

Définir les rubans.

Alors, pourquoi porter un tel intérêt à des rubans, ces « étroites bandes de tissu, servant d’ornement, d’attache » ou bien cette « bande de tissu servant d’insigne à une décoration » ou bien encore, d’après les dictionnaires, cette « bande mince et assez étroite d’une matière flexible, mètre à ruban, ruban isolant, ruban adhésif, ruban encreur d’une machine à écrire, ruban magnétique pour l’enregistrement de données sur ordinateur » ?  Car il existe encore un ruban d’eau, ou rubanier, qui est le « nom commun d’une plante aquatique à feuilles rubanées (sparganium) ». Dans le domaine des arts, les tailleurs de pierres utilisent un motif décoratif rappelant un ruban enroulé, caractéristique du style Louis XVI.

A propos de la ligne.

A propos de la ligne, Matisse disait que « les lignes doivent jouer en harmonie et en contrepoint, comme en musique. Souvenez-vous qu’une ligne ne peut pas exister seule, elle amène toujours une compagne. N’oubliez pas qu’une ligne ne traduit rien ; ce n’est qu’en rapport avec une autre qu’elle crée un volume. »

Paul Klee voyait le cercle comme « la plus pure des formes en mouvement, la forme cosmique, elle n’apparaît qu’avec la suppression de la pesanteur (avec la disparition des amarres terrestres). Il notait à propos de la spirale : « Les variations progressives du rayon combinées avec le mouvement périphérique transforment le cercle en spirale. De l’accroissement du rayon résulte la spirale de vie. »

Parfois, il a s’agi de mêler les lignes en dessus-dessous, par des enroulements en forme de rubans : et l’entrelac n’est pas seulement constitué de lignes qui se chevauchent, certaines peuvent se fondre l’une dans l’autre : une ligne peut connaître trois parcours, recouvrir, être recouverte ou fusionner.

Lorsque le ruban prend de l’épaisseur, il est modulé en volume, en tubes, à la manière de Fernand Léger, qui a utilisé d’une manière massive de ces cylindres qui permettent de créer des espaces instables.

L’origine du mot ruban.

Si je m’amuse à décomposer ce vieux mot (d’origine néerlandaise de 1260, Ringhhand, où l’on trouve les racines ringh pour collier, qui rappelle le cercle, et hand, la main avec laquelle on trace le cercle, j’obtiens la syllabe RU et la syllabe Ban.

Je décline  la première en Ru, petit ruisseau qui coule au milieu d’un village, ou en Rue, la rue du village. Mes personnages-rubans sont ainsi présenter dans les villages, le long des routes, sur les places publiques. La seconde syllabe, BAN, n’est point inintéressante. le Ban, c’est la banalité du moyen-âge, « l’ensemble des vassaux directs du suzerain, et la convocation de ceux-ci » par ce dernier. Le ban est encore « la proclamation officielle et publique d’un événement, les bans de mariage ».  C’est aussi le « roulement de tambour et sonnerie de clairon précédant ou clôturant certaines cérémonies militaires ».

La locution être en rupture de ban , pour un banni, c’est « rentrer illégalement sur le territoire national », c’est « avoir rompu avec les contraintes imposées par son milieu social ». Un personnage – ruban  Beatnick par exemple ! Quant à l’homophone Banc, c’est le confort d’un siège à plusieurs, convivial, parfois public, pour le repos, la détente, la relation.

La décomposition du mot ruban

En continuant  la décomposition jusqu’à l’excès j’obtiens une série des lettres :

  • Le R, si je le décline en homophones, je trouve l’ère, « époque fixe d’où l’on commence à compter les années », « époque où s’établit un nouvel ordre des choses ». Ainsi mes personnages – rubans sont dans l’ère du temps, du temps  qui passe, mais parfois ils sont hors du temps… Je trouve aussi l’aire, la « surface de terrain », l’aire de jeu, le  « nid des oiseaux de proies ». C’est encore le  « domaine où s’étend l’action de quelqu’un ». Mes personnages – rubans auront-ils une aire d’influence ? Le troisième homophone est l’air, « fluide gazeux qui forme l’atmosphère », le « vent léger » riche en locutions de la vie quotidienne.
    • En l’air, en haut, au-dessus de la tête.
    • Le grand air, l’air que l’on respire au dehors.
    • Prendre l’air, aller se promener.
    • Paroles, promesses en l’air, sans réalité.
    • Tête en l’air, personne étourdies.

L’air, c’est aussi « la manière, la façon, l’expression des traits », un air triste, « une ressemblance », un air de famille Là encore, quelques expressions sont caractéristiques de la vie sociale.

  • Avoir l’air, paraître.
  • Sans en avoir l’air, en dépit des apparences.
  • Prendre de grands airs, des manières hautaines.

L’air, c’est enfin la « suite de notes composant un chant ».

La polysémie.

Riche de cette polysémie, mes personnages – rubans se veulent dans la société. Et ils y expriment certaines sensations, certains sentiments que l’on trouve dans ces locutions consacrées par l’expression populaire. Certains errent dans un espace–lieu et dans un temps – temps bien marqués. D’autres, au contraire, évoluent hors de lieu et de manière intemporelle.

  • Le U, lui, me fait penser à la huée, aux débordements de la foule. Hue ! C’est le charretier qui veut faire avancer la bête de somme. Le hue et le dia, c’est le tiraillement d’une personne qui ne sait où se fixer, dans quelle direction évoluer.
  • Le B, c’est la béatitude de l’étonnement. C’est le désir du peintre que le spectateur reste bouche- bée, à admirer l’originalité des scènes présentées.
  • Le A serait alors l’expression de leur surprise, de leur amusement, de leur admiration : Ah !
  • Le N, cependant, ce pourrait être l’expression forte d’un rejet, d’un sentiment exacerbé. Jusqu’à la haine devant ce travail incompris de l’artiste rubanier, « fabricant et marchant en gros de rubans » . La rubanerie n’est point si probante dans le domaine des arts. Des personnages enrubannés peuvent choquer, déranger, agresser les habitudes.

 

Les aquarelles.

Certaines aquarelles ont vu le jour à la conception du livre. Il s’agissait d’approfondir le thème par des mises en situation dans des lieux, des décors. Je me suis donc inspiré d’éléments de tableaux de peintres consacré. Gardant les grands traits des lieux et des situations, mais transformant les personnages représentés en personnages- rubans.

 

Les oeuvres sur papier.

J’ai présenté ces aquarelles au cours d’une exposition  des « Oeuvres sur papiers » à l’Espace Rencontre EDF de Charleville- Mézières, du 20 au 26 mars 1995, en compagnie d’une autre peintre, Isabelle Martin.

 

Pour le lecteur.

Le lecteur trouvera dans ce recueil d‘aquarelles un panorama complet de mon travail. Que chacun y trouve son plaisir : figuratifs ou abstraits, en portraits en pied ou en décor, que ces personnages – rubans ne laissent personne indifférents, c’est mon plus grand souhait de peintre !

 

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