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Qu’en dire?

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L’Amour, Le jeu, La guerre mais aussi
Et … quoi de neuf ? : telles sont les parties de ce recueil, où la poésie se fait plaisir à jouer avec les lieux-dits, les clichés et les proverbes, tout le langage familier accommodé, trituré, repensé, structuré en vers libres, en rythmes, en assonances et allitérations. La parole au quotidien devient discours, s’échappe même. Quelques aphorismes, pour traduire une vision personnelle, cosmique, où le comique n’est jamais bien loin :
Alors, Et … quoi de neuf ?
Seul le lecteur décidera …

Description

SUR LA PLACE DU MARCHE

– Elle parle comme un livre !

Dit le petit garçon,

Entre ses dents.

– Elle chante à l’église !

renchérit le maçon,

Sur son balcon. !

Glisse tout bas l’amant,

Canaillement.

– Moi, je l’ai vue qui s’enivre !

Chante l’ivrogne blond,

En s’esclaffant.

Et les gens parlent parlent

Sur la place du marché

Et les gens la regardent

Sortir de chez le boucher.

– Taisez-vous donc !

Vilaines gens,

Taisez-vous donc !

Vous êtes vieux,

Sales et pouilleux,

Vous êtes fats,

Vous êtes faits

Comme des rats,

Des rats d’égouts.

Vos peaux ridées

Et vos pensées

Sont écoeurantes,

De mauvais goût !

Alors s’approche,

Main dans la poche,

Celui qui parle,

Celui qui râle,

Celui qui crie,

Qu’il l’apprécie,

Celui qui gesticule,

Celui qui articule,

Celui qui la défend,

Devant Dieu et le vent,

Celui qui pleure des yeux,

Quand il est malheureux,

Celui qui fait le fou,

Celui qui fait la moue, celui qui les dispute,

Ceux qui parlent, discutent…

– Taisez-vous donc !

Vilaines gens :

C’est ma maman ! …

UN ENFANT EN TUTELLE

  Mon cher

  Mon petit

Mon cher petit ami

Vilain petit garçon

Malgré ma tendresse

malgré mon dévouement

Ne faites-pas le sot

  Tristesse :

 

Qui vous déshéritera ?

BEATNIK

Longues et rebelles,

Mèches de cheveux

Se mêlent sans règle :

N’être pas de ceux

Qui font la grimace,

Idiots, hébétés,

Et qui, quand tu passes,

Te font charités.

Jamais ne te blases,

Tu connais l’extase,

D’argent n’en as pas !

Pourvu que l’on t’aime !

Et tous nos problèmes,

Toi, tu n’en veux pas !

INIMITIE

Sans façon !

Je n’y peux rien !

C’est comme ça…

C’est tout naturel,

C’est un prêté pour un rendu

Ca va de soi ! …

Indulgence !

Pardon ! …

Amende honorable,

Je suis comme je suis …

 

Ne faites pas le dégoûté…

Quand vous me croiserez dans la rue !

UNE MEGERE

Ta beauté sale est un scandale !

  Canaillerie,

Trop beau, c’est trop, prends donc le broc,

  Plein d’eau de vie !

A mon signal, ôte ton châle,

  Ta vieillerie,

Et tes sandales : malgré le râle,

  Tu m’obéis !

Mais mon combat, impuissant, bat

  Comme des ailes,

Tu ne veux pas changer de bas :

  Reste pucelle !

VIE MONDAINE

Un oisif élégant en habit de soirée

Mimait la révérence

Pour lier connaissance à l’élite mondaine.

Essuyant un refus, il reprit son salut

A grands coups de scandale

Gagner à être connu ! Quel embarras, grand dieu

Le beau monde le sait, ce n’est plus un secret,

Une réputation,

C’est la fréquentation d’un peu de savoir-vivre.

C’est la bonne manière, c’est la poignée de main

Du haut de sa Grandeur :

Ah ! Dans la vie mondaine on ne m’y verra plus !

 

Un oisif élégant en habit de soirée

Faisait la révérence

A l’élite mondaine par plusieurs pieds de nez !

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